écrans addiction de notre quotidienDepuis des décennies, les écrans sont devenus indispensables à notre quotidien.  Nous ne pouvons pas nous en passer au point où nous en sommes devenu accroc.

L’écran en soi est un excellent outil de distraction. Nous avons en face de soi des images qui bougent, des personnes qui parlent, du son. Nous sommes tout simplement fascinés. C’est identique à ces sensations quand nous étions enfants et que nous voulions le jouet le plus coloré, le plus animé et le plus bruyant ou que nous aimions regarder en boucle nos films préférés sans s’en lasser. Cela avait même le don d’agacer nos parents.

Les supports de l’addiction

La télévision est aussi un excellent support d’informations avec les journaux télévisés ou les chaines qui diffusent non-stop de l’information, quitte à mettre en boucle les mêmes choses quand ils n’ont plus rien à dire.

L’ordinateur, est un merveilleux outil pour faire des choses rapidement, simplement, et faire des calculs à nos places.

Il y a encore plus efficace et rapide pour avoir l’information, ça s’appelle Internet. Il suffit parfois d’un mot tapé dans un moteur de recherche et nous avons accès à une multitude de sources d’informations au point où on ne sait plus où cliquer.

Une consommation accrue

Depuis l’avènement du mobile, Internet a connu un essor fulgurant. Le smartphone, petit, compact, il se met facilement dans la poche ou dans le sac à main et dès qu’on a besoin de quelque chose, on le sort et avec une main pour tenir et un doigt pour cliquer et naviguer on peut tout avoir, tout savoir, tout connaitre. À présent, les smartphones permettent de tout faire d’un simple clic : consulter ses mails, être présent sur les réseaux sociaux, faire des virements bancaires et même gérer sa maison à distance.

Et qui n’est pas tenté de consulter son smartphone pendant qu’il mange pour lire les mails, les SMS et faire des recherches ? Qui n’a pas envie d’écouter le dernier titre de Justin Timberlake tout juste disponible sur YouTube ?

Nous vivons dans une époque ultra-connectée et le constat est flagrant, sans Internet que ferions-nous ? Nous sommes dépendants de ce support et cela n’ira jamais en s’arrangeant.

Vers la liberté

J’ai grandi dans le monde informatique, j’ai fait mes études en informatique, j’ai appris, j’ai passé des heures devant mon écran à me triturer les méninges pour faire des applications, je suis à présent à mon compte en tant que rédactrice pour les sites internet. Je ne peux donc pas dire moi-même me passer d’internet et je ne peux donc pas vous conseiller de bannir tous ces écrans et ce monde ultra- connecté.

Cependant j’apprends à m’en défaire.

Passionnée d’écriture et de lecture depuis ma plus tendre enfance, j’ai beaucoup perdu au fil du temps. C’est fou ce que l’être humain peut trouver des milliards de raisons pour ne pas faire quelque chose. Nous n’avons jamais le temps, nous courons sans cesse après le temps, c’est aussi pour cela qu’Internet est si pratique, en un coup d’œil nous avons accès à tout.

J’ai constaté un jour qu’Internet est un frein à notre réflexion. L’information est si facile d’accès qu’on ne réfléchit plus. On sait qu’en cherchant bien dans notre tête on trouvera la date, l’évènement qu’on cherche, mais on ne prend plus la peine de réfléchir et de se poser la question simplement. Nous sommes beaucoup, je pense, à aller sous Google ou Wikipedia pour chercher une information sans même y réfléchir deux secondes.

Je ne dis pas que nous devenons tous des abrutis, mais nous avons élaboré au fil du temps un autre mode de pensée. Les habitudes sont malheureusement tenaces et c’est difficile parfois changer à nouveau sa façon d’être.

Vers une vie plus saine

Est-ce que c’est le contexte économique actuel qui donne envie de retourner à des valeurs plus simples et plus saines ? Ou alors la peur du lendemain ? Est-ce ce trop-plein d’informations qui nuit à l’information ?

Il y a plus d’un an, j’ai fait le point sur ma vie, mes attentes, mes envies, mes passions et je me suis enfin écouté. J’aime écrire et lire, j’ai repris l’écriture, au travers de ma microentreprise, mais aussi à titre personnel. J’ai repris la lecture, aussi, c’est un bon moyen de mieux écrire, mais c’est aussi un manque qui me pesait.

Vous me direz : « Oui Flore c’est bien, mais tu peux faire ça sur un écran, ça ne change rien ? »

Détrompez-vous, quand je parle de reprendre la lecture et l’écriture, je parle du support papier. J’adore le contact avec le papier, le toucher, et savoir que tu as un contact avec la matière. Je vous assure ça n’a rien à voir avec le contact du clavier sous ses doigts quand on tape. Je suis certaine que certains comprendront ce que je veux dire.

Un retour aux sources

Je trouve que lire un livre sur un écran n’est pas idéal pour lire un roman. Cela me fatigue beaucoup et je ne me sens jamais à l’aise. Je n’ai rien contre les livres numériques, j’en ai lu de très bien fait mais ce n’est pas adaptés à la lecture d’œuvres littéraires.

Par contre, l’écriture, c’est plus fastidieux. Durant nos études, nous avons tous eu des stages à faire et bien sûr les rapports qui vont avec. Dans les études supérieures, ce sera des soutenances de projet, des thèses et j’en passe. Nous prenons vite l’habitude de travailler avec des éditeurs de texte. Je dois dire que ce support à de nombreux avantages, c’est facile de rédiger, d’effacer, de corriger et de revenir en arrière.

Sur papier, tu as tendance à faire des ratures. Un paragraphe ne te plait pas, tu rayes et tu le réécris plus loin. Au final, on te retrouve avec un texte que j’appelle « spaghetti ». Il y a des parties voire des pages de texte barrés, avec des points 1 ,2, 3 … qui se rapportent à d’autres passages dans le texte, sans oublier les ratures et les reformulations. Même si j’adore prendre mon stylo et écrire sur papier, cela semble trop brouillon à mon gout. Peut-être que je m’y prends mal et que je ne devrais pas attacher tant d’importance à ses détails.

Nous avons tous des agendas, des calendriers et des todo-list sur nos téléphones. Pourquoi ne pas reprendre le support papier ? Je le fais de plus en plus. Je n’ai pas besoin d’installer des dizaines d’applications sur mon téléphone alors qu’un simple bout de papier suffit.

 

Même si je ne cherche pas à supprimer l’écran de ma vie, je me sens de plus en plus libéré d’un poids. Je me sens moins un robot sans cerveau, qui pianote machinalement sur son téléphone ou son ordinateur. Pour moi, c’est comme un retour au source.

 

Et vous, comment vivez-vous votre relation avec les écrans ?